Les banques agissent pour protéger leurs rendements de réserve de 4% de la concurrence des stablecoins
Le PDG de Coinbase, Brian Armstrong, a lancé un avertissement sévère contre les tentatives de révision de la législation américaine sur les stablecoins, accusant l'industrie bancaire de faire pression sur le Congrès pour étouffer la concurrence. Dans un message sur X, Armstrong a déclaré que toute tentative de rouvrir la loi GENIUS franchirait une "ligne rouge". Cette loi, fruit de négociations approfondies, interdit aux émetteurs de stablecoins de payer directement des intérêts, mais prévoit une autorisation essentielle pour les plateformes tierces comme Coinbase d'offrir des "récompenses" aux utilisateurs.
Ce conflit met en lumière une perturbation fondamentale du modèle bancaire traditionnel. Les analystes des actifs numériques soulignent que les banques gagnent actuellement environ 4% sur les réserves détenues à la Réserve fédérale, un rendement rarement transmis aux consommateurs, qui reçoivent souvent des taux d'intérêt proches de zéro sur leurs comptes d'épargne. Les plateformes de stablecoins menacent cet écart lucratif en proposant de partager une partie du rendement généré par leurs réserves avec les clients. Les lobbyistes bancaires présenteraient leurs pressions pour des amendements comme une "préoccupation de sécurité", une affirmation que les partisans de la cryptomonnaie jugent non fondée.
Les législateurs proposent une exemption fiscale de 200 dollars pour les paiements en stablecoins
Alors que la bataille de lobbying s'intensifie, certains législateurs américains s'efforcent simultanément de promouvoir l'utilité des stablecoins. La semaine dernière, les représentants Max Miller et Steven Horsford ont présenté un projet de loi visant à exempter les petites transactions de stablecoins des impôts sur les gains en capital. La proposition cible spécifiquement les paiements allant jusqu'à 200 dollars effectués avec des stablecoins réglementés, adossés au dollar, éliminant la nécessité pour les utilisateurs de reconnaître un gain ou une perte sur les petits achats.
Cet effort législatif vise à réduire la charge fiscale et les frictions transactionnelles liées à l'utilisation des stablecoins dans le commerce quotidien. En rendant les petits paiements plus pratiques, le projet de loi pourrait stimuler considérablement l'adoption et l'application concrète des stablecoins, les positionnant comme une alternative viable aux méthodes de paiement traditionnelles. La proposition comprend également des dispositions permettant aux contribuables de différer la reconnaissance des revenus provenant des récompenses de staking et de minage pendant une période pouvant aller jusqu'à cinq ans, clarifiant davantage le traitement fiscal des actifs numériques.