Les agences fiscales pointent du doigt la DeFi et les plateformes offshore
Le département indien de l'impôt sur le revenu (ITD) a officiellement averti que l'essor de la finance décentralisée (DeFi), des portefeuilles privés et des échanges de cryptomonnaies offshore rendait "pratiquement impossible" l'application des lois fiscales du pays. Lors d'une réunion de comité parlementaire, des responsables du Conseil central des impôts directs (CBDT) ont déclaré que la nature "anonyme, sans frontières et quasi instantanée" des transactions cryptographiques permettait de déplacer des fonds sans la surveillance des intermédiaires financiers réglementés.
Les agences ont détaillé comment l'implication de multiples juridictions complique le suivi et l'identification des détenteurs d'actifs numériques à des fins fiscales. Cette déclaration signale une attention croissante portée aux plateformes non réglementées et aux outils pair-à-pair, que les autorités considèrent comme un défi direct à leur capacité de percevoir des revenus du marché des actifs numériques.
Les investisseurs font face à une taxe stricte de 30 % sans compensation des pertes
Cet examen réglementaire a lieu dans l'un des environnements fiscaux cryptographiques les plus stricts au monde. L'Inde impose une taxe forfaitaire de 30 % sur tous les bénéfices provenant des actifs numériques virtuels et applique une taxe de 1 % prélevée à la source (TDS) sur chaque transfert, qu'il en résulte un gain ou non. Fondamentalement, le cadre ne permet pas aux traders de compenser les pertes d'un actif crypto contre les gains d'un autre, créant ce que les leaders de l'industrie appellent un système injuste.
Malgré la politique fiscale rigoureuse, la position du gouvernement reste mitigée. L'unité de renseignement financier (FIU) de l'Inde a récemment approuvé 49 échanges de cryptomonnaies pour opérer au cours de l'exercice fiscal 2024-2025, et la grande bourse américaine Coinbase envisagerait un retour en 2025. Cependant, des dirigeants locaux comme le co-fondateur de CoinSwitch, Ashish Singhal, soutiennent que les règles fiscales actuelles génèrent "plus de friction que d'équité", entravant la croissance d'un secteur qui connaît par ailleurs une adoption croissante.