Selon une enquête du New York Times publiée le 24 mai, de hauts responsables de la Commodity Futures Trading Commission ont été contraints de partir après avoir soulevé des inquiétudes en matière de conformité concernant trois sociétés de crypto-monnaies ayant des liens présumés avec la famille Trump.
Le rapport détaille comment le personnel de carrière du régulateur américain des produits dérivés qui a signalé des problèmes chez Polymarket, Crypto.com et une filiale de Gemini a été suspendu et a fait l'objet d'une enquête d'ici la fin de 2025. L'enquête suggère un lien potentiel entre les changements de personnel et les connexions politiques des entreprises.
Les préoccupations soulevées par les responsables comprenaient des protections inadéquates contre la fraude chez Polymarket, un traitement injuste des petits parieurs chez Crypto.com et des affirmations selon lesquelles une filiale de Gemini n'avait pas terminé son examen réglementaire requis. Le New York Times a rapporté qu'en dépit des avertissements, l'ancienne présidente par intérim de la CFTC, Caroline D. Pham, est intervenue au nom des entreprises. Donald Trump Jr. est conseiller de Polymarket, et les fondateurs de Gemini sont les soutiens financiers d'une entreprise cofondée par Eric Trump.
Ces révélations soulignent les inquiétudes croissantes concernant l'indépendance de la réglementation alors que les marchés de prédiction font l'objet d'une surveillance accrue. Polymarket, qui a payé une amende de 1,4 million de dollars dans le cadre d'un règlement en 2022 avec la CFTC, négocie actuellement la levée des restrictions qui interdisent les utilisateurs américains. La controverse fait surface juste avant la date limite du 5 juin fixée par le président de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, James Comer, pour que Polymarket et Kalshi produisent des documents dans le cadre d'une enquête distincte.
Pression réglementaire accrue
La controverse sur la CFTC se déroule alors que l'attention de Washington sur les marchés de prédiction s'intensifie. Le représentant James Comer (R-Ky.) a lancé une enquête formelle sur Polymarket et Kalshi le 22 mai, exigeant des documents liés à la vérification de l'identité et à la détection de transactions anormales.
L'enquête de Comer a été déclenchée par des schémas de négociation suspects, notamment un cas où un soldat de l'armée américaine aurait gagné 400 000 dollars sur des contrats Polymarket liés au président vénézuélien Nicolás Maduro. Cette enquête parlementaire, distincte des événements internes de la CFTC, ajoute une couche de pression supplémentaire sur les plateformes pour garantir l'intégrité du marché et empêcher l'utilisation d'informations non publiques.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.