La Commodity Futures Trading Commission a imposé une interdiction permanente de trading au fondateur de Celsius Network, Alexander Mashinsky, réglant ainsi une action disciplinaire liée à l'effondrement du prêteur crypto en 2022.
La CFTC a annoncé cette résolution le 18 juin, interdisant à Mashinsky de négocier sur tout marché réglementé par la CFTC, selon le communiqué de l'agence.
L'interdiction permanente clôt l'action civile de la CFTC contre Mashinsky concernant les opérations de Celsius. Le prêteur crypto s'est effondré en 2022, laissant les clients dans l'incapacité d'accéder à leurs fonds.
Cette résolution s'ajoute à une série de mesures réglementaires découlant de la crise du crédit crypto de 2022. L'interdiction permanente de trading pourrait dissuader de futurs manquements de la part des fondateurs de plateformes de prêt centralisées, affectant potentiellement la confiance des investisseurs dans des protocoles similaires.
L'action de la CFTC contre Mashinsky s'inscrit dans une réponse réglementaire plus large à la crise de marché de 2022, qui a vu plusieurs prêteurs crypto faire faillite. Celsius, qui proposait des comptes rémunérés aux clients particuliers, a gelé les retraits avant son effondrement.
L'interdiction permanente de trading s'applique à tous les marchés de produits dérivés sur matières premières relevant de la compétence de la CFTC, y compris les contrats à terme et les options sur actifs numériques. Le régulateur a de plus en plus ciblé les dirigeants d'entreprise dans ses actions disciplinaires dans le secteur crypto, cherchant des interdictions personnelles en plus des résolutions corporatives.
Cette résolution n'affecte pas les autres procédures judiciaires concernant Mashinsky. L'action civile de la CFTC est indépendante de toute enquête pénale liée à l'effondrement de Celsius.
Cette affaire met en lumière le rôle croissant de la CFTC en matière d'application de la réglementation dans le secteur crypto. L'agence a engagé des poursuites tant contre des entreprises que contre des individus, utilisant son autorité sur les produits dérivés sur matières premières pour contrôler les marchés d'actifs numériques. D'autres régulateurs, dont la Securities and Exchange Commission, ont également intenté des actions disciplinaires contre des plateformes de prêt crypto qui ont fait faillite au cours de la même période.
Pour l'industrie crypto, l'interdiction permanente prononcée à l'encontre d'un fondateur de haut profil établit un précédent selon lequel les dirigeants peuvent faire face à des conséquences personnelles en cas de défaillance de plateforme. Cela pourrait influencer la manière dont les futurs protocoles de prêt structureront leurs opérations et leurs informations.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.