Canadian Pacific Kansas City fait face à une grève potentielle d'environ 300 signaleurs et employés des communications après que le syndicat a émis un préavis de 72 heures, menaçant le trafic de marchandises sur le réseau ferroviaire canadien.
« Nous restons déterminés à négocier de bonne foi avec l'IBEW afin de parvenir à un résultat négocié », a déclaré CPKC dans un communiqué mercredi, ajoutant qu'elle a préparé des plans de contingence pour continuer à servir ses clients et l'économie canadienne.
Le Conseil canadien des signaux et communications n° 11 de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité (IBEW), qui représente les employés chargés de l'entretien des systèmes de signalisation et de passage à niveau, a indiqué son intention de faire grève à 08h00 MDT dimanche 31 mai. CPKC a indiqué avoir soumis des propositions salariales et d'avantages sociaux conformes aux conventions collectives déjà en vigueur avec ses autres syndicats au Canada.
Un arrêt de travail chez CPKC, qui exploite environ 20 000 miles de voies ferrées reliant le Canada, les États-Unis et le Mexique avec environ 20 000 employés, pourrait perturber les chaînes d'approvisionnement en Amérique du Nord. La compagnie ferroviaire assure un service de fret essentiel vers les ports allant de Vancouver à l'Atlantique canadien, en passant par la côte du Golfe et jusqu'à Lazaro Cardenas, au Mexique.
Le préavis de grève intervient alors que CPKC, dont le siège social est à Calgary, en Alberta, affiche un « excellent bilan de négociations collectives réussies » avec ses syndicats en Amérique du Nord, a indiqué l'entreprise. Les négociations devraient se poursuivre tout au long du week-end.
L'IBEW n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur l'état des discussions.
Cette perturbation potentielle fait suite à une période de tensions sociales accrues dans le secteur des transports au Canada. Le dernier conflit social ferroviaire majeur au Canada, impliquant le Canadien National en 2024, avait entraîné un bref arrêt de travail qui avait affecté environ 250 millions de dollars canadiens de mouvements de fret quotidiens avant l'intervention du gouvernement.
Les plans de contingence de CPKC visent à assurer la poursuite d'opérations ferroviaires sûres et efficaces en cas d'arrêt de travail, bien que l'ampleur d'éventuelles réductions de service reste floue.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.