Les actions européennes ont glissé mercredi alors que la reprise des hostilités au Moyen-Orient a fait grimper le brut Brent de 2% et ranimé les incertitudes sur la politique commerciale, effaçant une partie des gains de la séance précédente.
Les actions européennes ont glissé mercredi alors que la reprise des hostilités au Moyen-Orient a fait grimper le brut Brent de 2% et ranimé les incertitudes sur la politique commerciale, effaçant une partie des gains de la séance précédente.

Les actions européennes ont glissé mercredi alors que la reprise des hostilités au Moyen-Orient a fait grimper le brut Brent de 2% et ranimé les incertitudes sur la politique commerciale, effaçant une partie des gains de la séance précédente.
Les actions européennes ont légèrement baissé, le STOXX 600 cédant 0,1% à 624,32 à 08h05 GMT, alors que les hostilités au Moyen-Orient se sont intensifiées et que le président Donald Trump a relancé la rhétorique tarifaire. Ce repli fait suite à une séance de mardi globalement positive, au cours de laquelle l'Euro Stoxx 50 a gagné 1,17%, le DAX allemand a progressé de 0,48% et le CAC 40 français a grimpé de 0,77%. Wall Street a également terminé en hausse, le S&P 500 gagnant 0,13% et le Nasdaq Composite avançant de 0,48%, porté par un optimisme persistant autour des actions liées à l'intelligence artificielle et aux semi-conducteurs.
L'escalade est survenue après que l'armée américaine a déclaré avoir déjoué des attaques de missiles iraniens contre Bahreïn, le Koweït et d'autres cibles régionales, propulsant les cours du brut Brent à la hausse de 2%. Les commentaires de Trump selon lesquels les discussions avec l'Iran se poursuivaient ont contribué à limiter les pertes, mais la menace pesant sur le détroit d'Ormuz — une route maritime clé pour le pétrole qui assure environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole — a maintenu les prix de l'énergie à des niveaux élevés, proches de 100 dollars le baril. Ce risque géopolitique s'ajoute aux préoccupations inflationnistes déjà alimentées par les solides données du marché du travail américain et la hausse de l'inflation dans la zone euro, qui ont réduit les attentes de baisses de taux des grandes banques centrales. La combinaison de prix énergétiques élevés, d'une inflation persistante et de taux d'intérêt élevés pourrait réduire l'appétit des investisseurs pour les actifs risqués à l'échelle mondiale, les marchés émergents étant particulièrement exposés.
Les valeurs automobiles ont mené le repli sectoriel, chutant de 1,2%, la hausse des prix du pétrole suscitant des inquiétudes quant aux coûts des intrants pour des fabricants déjà confrontés à des pressions sur leurs chaînes d'approvisionnement. Les compagnies aériennes, dont Lufthansa et Air France, ont chacune cédé 1% en raison des craintes liées au coût du carburant, les prix du kérosène suivant de près l'évolution du brut. La vente plus large a été tempérée par les gains du secteur de la distribution, qui a grimpé de 2% après que Zara, propriété d'Inditex, a bondi de près de 5% grâce à un bon début de la saison estivale. La divergence entre les valeurs cycliques et les valeurs de consommation a mis en évidence le caractère sélectif des échanges de mercredi, les secteurs défensifs trouvant un soutien même si les valeurs sensibles à la croissance ont été vendues.
En Asie, les marchés étaient contrastés, le Nikkei japonais bondissant de 2,56% tandis que le Hang Seng de Hong Kong chutait de 1,52%, reflétant l'impact inégal du contexte géopolitique sur le sentiment régional. Ces mouvements soulignent la manière dont les tensions au Moyen-Orient se répercutent sur les marchés mondiaux, les importateurs d'énergie en Asie étant confrontés à des coûts plus élevés.
L'incertitude géopolitique renouvelée s'ajoute aux vents contraires existants liés à la politique commerciale, la rhétorique tarifaire de Trump revenant au premier plan après une période d'accalmie relative. La combinaison de prix énergétiques élevés et de tensions commerciales menace de maintenir les pressions inflationnistes, réduisant la marge de manœuvre de la Banque centrale européenne pour baisser ses taux et pesant sur les valorisations boursières. Les investisseurs sont désormais confrontés à un double risque : un conflit prolongé au Moyen-Orient qui maintient le pétrole au-dessus de 100 dollars et un différend commercial transatlantique renouvelé qui pourrait frapper les fabricants européens tournés vers l'exportation. La capacité du STOXX 600 à se maintenir au-dessus de 620 sera un test technique clé dans les séances à venir, le prochain catalyseur dépendant de toute nouvelle escalade dans la région ou de l'évolution des négociations commerciales entre les États-Unis et l'UE.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.