Le Parlement européen a approuvé mardi un accord commercial historique avec les États-Unis, levant le dernier obstacle à la mise en œuvre de réductions tarifaires et désamorçant un chapitre volatile des relations transatlantiques.
Le Parlement européen a approuvé mardi un accord commercial historique avec les États-Unis, levant le dernier obstacle à la mise en œuvre de réductions tarifaires et désamorçant un chapitre volatile des relations transatlantiques.

Le Parlement européen a approuvé mardi un accord commercial historique avec les États-Unis, levant le dernier obstacle à la mise en œuvre de réductions tarifaires et désamorçant un chapitre volatile des relations transatlantiques.
Le Parlement européen a approuvé mardi un accord commercial avec les États-Unis, ouvrant la voie à un plafond tarifaire de 15% sur les exportations de l'UE et évitant un retour au conflit commercial qui avait ébranlé les marchés mondiaux l'année dernière.
«Cet accord apporte une clarté bien nécessaire aux constructeurs automobiles allemands, mais les barrières commerciales restent trop élevées — en particulier sur les camions», a déclaré un porte-parole de l'Association allemande de l'industrie automobile (VDA).
L'accord a été adopté par 440 voix pour, 151 contre et 50 abstentions à Strasbourg. Il fixe les droits de douane américains sur la plupart des biens européens à 15%, tandis que Bruxelles supprime les droits sur les produits industriels américains. L'arrangement court jusqu'en décembre 2029, garantissant qu'il couvre le reste du mandat présidentiel actuel de Trump.
L'approbation place l'UE sur la bonne voie pour respecter la date limite du 4 juillet fixée par Trump, désamorçant sa menace de nouveaux droits de douane sur les véhicules européens. Pourtant, de nouvelles tensions commerciales sont déjà apparues, Trump menaçant de droits de douane de 100% sur le vin français en raison de la taxe française de 3% sur les services numériques, et le représentant américain au Commerce imposant un prélèvement de 10% sur les produits de l'UE pour des allégations de travail forcé.
L'accord, conclu pour la première fois sur le terrain de golf Turnberry de Trump en Écosse l'été dernier, représente l'accord commercial transatlantique le plus significatif depuis le retour de l'administration Trump à la Maison Blanche. Le chef du commerce de l'UE, Maroš Šefčovič, a qualifié le vote d'«étape importante» prouvant que «l'UE tient parole».
Le pacte comprend des clauses de sauvegarde permettant à la Commission européenne de suspendre les concessions si les États-Unis ne respectent pas leurs engagements — notamment s'ils maintiennent des droits de douane supérieurs à 15% sur les produits sidérurgiques et aluminium ou introduisent des mesures commerciales supplémentaires. Bernd Lange, le négociateur en chef du Parlement, a déclaré que les législateurs «surveilleraient de près la mise en œuvre».
Les droits de douane sur les camions restent un point de friction
Les inquiétudes de la VDA concernant les droits de douane sur les camions mettent en lumière un point de friction persistant. Bien que l'accord abaisse les barrières pour les véhicules particuliers, les camions commerciaux sont confrontés à des droits plus élevés que le lobby automobile allemand juge préjudiciables aux bénéfices de l'accord. L'UE a également exigé une baisse des droits de douane sur les produits métalliques dérivés d'ici la fin de l'année.
La dernière grande escalade tarifaire américaine sur les automobiles européennes remonte à 2025, lorsque Trump avait menacé de droits de 25% sur les importations de véhicules de l'UE avant la conclusion de l'accord de Turnberry. Cette seule menace avait pesé sur les actions automobiles européennes, l'indice Stoxx Europe 600 Automobiles & Parts chutant jusqu'à 8% sur une période de deux semaines. Les constructeurs automobiles allemands, dont Volkswagen AG, BMW AG et Mercedes-Benz Group AG — pour qui les États-Unis constituent un marché d'exportation majeur — figuraient parmi les plus exposés. Le secteur représente environ 20% du total des exportations de biens de l'UE vers les États-Unis, ce qui en fait la catégorie industrielle la plus importante dans la relation commerciale transatlantique.
De nouvelles menaces assombrissent les perspectives
Alors même que l'accord progresse vers sa mise en œuvre, de nouveaux différends commerciaux émergent. La menace de Trump d'imposer des droits de douane de 100% sur le vin et le champagne français cible la taxe française sur les services numériques des entreprises technologiques américaines, liant la politique commerciale à la souveraineté fiscale avant le sommet du G7 à Évian. Le différend affecte un commerce bilatéral du vin évalué à environ 4 milliards de dollars par an, selon les données de l'industrie.
Parallèlement, la taxe de 10% du représentant américain au Commerce sur les produits de l'UE, invoquant des préoccupations liées au travail forcé, ajoute une couche d'incertitude supplémentaire. Bruxelles a qualifié ces mesures d'injustifiées, suggérant d'éventuelles représailles qui pourraient encore compliquer la situation commerciale. La précédente escalade tarifaire américaine sur les biens de l'UE en 2025 a réduit les flux commerciaux bilatéraux d'environ 12 milliards de dollars sur six mois, selon les données de la Commission européenne.
Le Conseil devrait approuver formellement l'accord la semaine prochaine, après quoi il sera publié au Journal officiel de l'UE et entrera en vigueur. Pour les constructeurs automobiles allemands et les autres exportateurs de l'UE, l'accord supprime une source d'incertitude — mais l'environnement tarifaire reste fragmenté, avec de multiples différends en cours. L'euro s'échangeait près de 1,12 dollar mardi, peu changé sur la journée, les marchés intégrant l'approbation tout en pesant les nouveaux risques commerciaux.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.