L'indice Hang Seng de Hong Kong a enregistré sa pire performance semestrielle des dernières années, chutant de 10,7 %, l'indice de référence ayant franchi le seuil des 23 000 points lors de la dernière séance de la période.
L'indice Hang Seng de Hong Kong a enregistré sa pire performance semestrielle des dernières années, chutant de 10,7 %, l'indice de référence ayant franchi le seuil des 23 000 points lors de la dernière séance de la période.

L'indice Hang Seng a cédé 0,63 % à 22 881 lundi, passant sous la barre des 23 000 points, l'indice de référence enregistrant une perte de 10,7 % au premier semestre.
« L'écart entre les rendements et les flux s'inscrit dans une tendance plus large observée sur les marchés asiatiques à forte composante technologique : les bonnes performances déclenchent des rééquilibrages et des prises de bénéfices, et non de nouveaux achats institutionnels », a déclaré Geoff Yu, stratège macroéconomique chez BNY.
L'indice a touché un plus bas de séance à 22 685 avant de réduire ses pertes, le volume des échanges sur la journée atteignant 308,05 milliards HKD. L'indice Hang Seng Tech a inversé la tendance générale, progressant de 1,8 % à 4 472, tandis que l'indice Hang Seng China Enterprises a reculé de 0,62 % à 7 558. Sur le premier semestre, le HSCEI a perdu 15,2 % et le HSTECH a chuté de 18,9 %.
Les valeurs technologiques ont mené les gains de la séance. Lenovo Group (00992.HK) a bondi de 8,18 %, la meilleure performance parmi les blue chips, tandis que Baidu (09888.HK) a grimpé de 5,08 % et Tencent Holdings (0700.HK) a avancé de 2,28 %. NetEase (09999.HK), Kuaishou (01024.HK) et Meituan (03690.HK) ont chacun progressé de plus de 1 %. Alibaba Group (09988.HK) a cédé 0,16 %.
Le secteur de l'énergie a pesé sur l'indice. CNOOC (00883.HK) a chuté de 3,61 % et PetroChina (00857.HK) a perdu 3,53 %, tandis que les contrats à terme sur le Brent se maintenaient près des niveaux d'avant-guerre à 72,49 $ le baril.
La baisse de 10,7 % au premier semestre marque un net renversement par rapport à la dynamique record observée sur d'autres marchés asiatiques. Le Nikkei 225 japonais a bondi de 1,6 % mardi, en passe de réaliser un gain trimestriel de plus de 38 %, tandis que le KOSPI sud-coréen a grimpé de 3 %, prolongeant un rallye du deuxième trimestre de près de 71 %. Cette divergence met en lumière la pression exercée sur Hong Kong par des ventes étrangères persistantes et un dollar revigoré, qui a poussé le yen à son plus bas niveau en quatre décennies, à 162,41 yens pour un dollar.
Les rachats d'actions de Tencent n'enrayent pas la déroute
Tencent a intensifié ses rachats d'actions pour soutenir son titre, dépensant plus de 9 milliards HK$ (1,1 milliard $) rien qu'en juin, soit le montant le plus élevé pour un mois cette année, selon les calculs de Bloomberg. La valorisation de l'action est tombée à 11,2 fois les bénéfices prévisionnels sur un an, son plus bas niveau historique. Citigroup s'attend à ce que le rythme des rachats d'actions parmi les entreprises internet chinoises s'accélère, ces dernières cherchant à retenir les investisseurs.
L'indice du dollar a grimpé de 1,3 % au deuxième trimestre, porté par une réévaluation des anticipations de taux d'intérêt américains, passant de baisses à des hausses potentielles. Les contrats à terme sur les actions américaines laissaient entrevoir une ouverture mitigée, les futures sur le S&P 500 reculant de 0,5 % et ceux sur le Nasdaq 100 chutant de 1,1 %, tandis que les futures sur le Dow Jones cédaient 0,1 %.
Les investisseurs tournent désormais leur attention vers les données sur l'emploi américain attendues jeudi et une intervention du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, mercredi, pour obtenir des indications supplémentaires sur la politique monétaire.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.