Alors que l'Iran prétend avoir sécurisé le détroit d'Ormuz, les marchés de prédiction abaissent les chances d'une rencontre diplomatique USA-Iran à 49 % et anticipent une probabilité accrue d'escalade du conflit.
Alors que l'Iran prétend avoir sécurisé le détroit d'Ormuz, les marchés de prédiction abaissent les chances d'une rencontre diplomatique USA-Iran à 49 % et anticipent une probabilité accrue d'escalade du conflit.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré le 18 mai avoir pris des mesures pour sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le pétrole, tout en imputant aux États-Unis et à Israël les actions militaires qui ont exacerbé les tensions régionales et fait grimper les prix de l'énergie.
« Naturellement, une fois que l'état d'insécurité actuel sera résolu, les conditions de navigation dans le détroit d'Ormuz reviendront à la normale », a déclaré le président iranien Masoud Pezeshkian, cité par l'agence de presse semi-officielle Mehr, ajoutant que l'Iran reste attaché à une résolution diplomatique.
Cette déclaration intervient alors que les marchés de prédiction affichent une probabilité décroissante d'une rencontre diplomatique entre les États-Unis et l'Iran d'ici le 30 juin, les chances tombant à 49 %. Parallèlement, le contrat de mai 2026 pour le pétrole brut WTI reflète une probabilité de 59,5 % d'atteindre 110 $ le baril, signe d'un risque géopolitique soutenu qui a déjà fait grimper le Brent d'environ 50 % depuis le début du conflit.
La divergence entre les assurances de l'Iran et la tarification du marché souligne une impasse critique pour l'économie mondiale. Alors que les ministres des Finances du G7 discutent de nouvelles sanctions et que l'ancien président américain Trump examine les options militaires, le risque de voir le conflit ré-escalader d'une voie diplomatique au point mort vers un conflit ouvert reste élevé, menaçant l'une des artères énergétiques les plus vitales au monde.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Baghaei, a attribué dans sa déclaration du 18 mai les tensions actuelles aux « actions militaires américaines et israéliennes » qui violent le droit international. Il a confirmé que les communications avec Oman se poursuivent et que les propositions du médiateur pakistanais sont en cours d'examen. Ces manœuvres diplomatiques se déroulent dans un contexte tendu. Dans une interview récente, l'ancien président américain Donald Trump a averti que l'Iran pourrait faire face à un « coup beaucoup plus dur », et il devrait rencontrer son équipe de sécurité nationale pour discuter d'opérations militaires, selon Axios.
Les marchés reflètent ce scepticisme. La probabilité d'un accord de paix permanent entre Israël et l'Iran d'ici le 30 juin 2026 est tombée à seulement 12,5 %, selon les données des marchés de prédiction. La Chine, acteur clé, a exhorté à la réouverture du détroit à la navigation dès que possible, tout en critiquant les actions américano-israéliennes contre son allié iranien. La situation laisse la Maison Blanche face au défi de rouvrir le détroit et de faire baisser les prix de l'énergie avant les élections de mi-mandat.
Cet article est destiné à des fins d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.