Points clés : Le nouveau système de propulsion de RocketLab pourrait remodeler la dynamique concurrentielle du marché du lancement spatial, estimé à 300 milliards de dollars.
Points clés : Le nouveau système de propulsion de RocketLab pourrait remodeler la dynamique concurrentielle du marché du lancement spatial, estimé à 300 milliards de dollars.

Le nouveau système de propulsion de RocketLab pourrait remodeler la dynamique concurrentielle du marché du lancement spatial, estimé à 300 milliards de dollars.
RocketLab a dévoilé un nouveau système de propulsion le 20 juin, suscitant l'intérêt des clients de la défense et du secteur commercial, alors que l'entreprise cherche à défier ses rivaux de plus grande envergure sur le marché du lancement spatial en pleine expansion.
« Le nouveau système de propulsion suscite déjà un intérêt considérable », a déclaré l'entreprise, sans divulguer de spécifications de performances précises ni de calendrier pour un déploiement commercial.
Cette annonce fait suite au vol d'essai hypersonique réussi du Cassowary Vex pour le compte de l'unité d'innovation de la défense du Pentagone, au cours duquel la fusée suborbitale HASTE de RocketLab a lancé un véhicule d'essai hypersonique imprimé en 3D développé par la société australienne Hypersonix. Selon le département de la Défense, cette mission a permis de recueillir des données sur la propulsion, la trajectoire et les matériaux dans des conditions réelles Mach 5+.
Le nouveau système positionne RocketLab pour conquérir une part du marché spatial privé que les analystes du secteur estiment pouvoir atteindre des centaines de milliards de dollars. SpaceX, l'acteur dominant, a récemment déposé auprès de la FCC des plans pour une constellation pouvant atteindre 1 million de satellites équipés d'IA, illustrant ainsi l'ampleur de l'opportunité. RocketLab, qui est cotée au Nasdaq, n'a pas divulgué comment le nouveau système se compare aux moteurs existants de concurrents tels que le Raptor de SpaceX ou l'Aeon de Relativity Space.
Le nouveau système arrive alors que l'industrie spatiale connaît une mutation structurelle, passant de programmes pilotés par les gouvernements à des entreprises commerciales. Des sociétés comme RocketLab, AST SpaceMobile et Interlune sont pionnières dans les communications par satellite, la robotique lunaire et l'extraction de ressources spatiales, selon Scott St. John, rédacteur en chef de Pipeline, une publication spécialisée dans les communications.
RocketLab n'a pas divulgué la poussée, l'impulsion spécifique ou le type de carburant du système de propulsion. L'entreprise n'a pas non plus fourni de calendrier pour l'entrée en production du système ni précisé quels lanceurs il équiperait. Ce manque de détails techniques oblige les investisseurs à évaluer l'annonce par rapport aux spécifications disponibles des moteurs concurrents.
Le moteur Raptor 3 de SpaceX produit une poussée de 269 tonnes métriques au niveau de la mer et utilise du méthane liquide et de l'oxygène liquide. Le moteur Aeon R de Relativity Space, conçu pour la fusée Terran R, vise une poussée de 258 tonnes métriques. En l'absence de données comparables de la part de RocketLab, la portée concurrentielle de son nouveau système reste à vérifier.
Le cours de l'action de l'entreprise utilisé pour l'annonce est celui de l'après-midi du 16 juin, selon la source. Les actions de RocketLab ont bénéficié de l'enthousiasme croissant des investisseurs pour les valeurs spatiales, porté par l'expansion des constellations de satellites et les dépenses de défense dans les technologies de lancement.
Pour les investisseurs, la question clé est de savoir si le nouveau système peut offrir des avantages significatifs en termes de coût ou de performance par rapport aux moteurs existants. La fusée Electron de RocketLab utilise actuellement le moteur Rutherford, une conception à pompe électrique produisant 5 600 livres de poussée. Un nouveau moteur plus puissant pourrait ouvrir l'accès à des contrats de charge utile plus volumineuse et à des missions gouvernementales nécessitant une capacité de levage plus lourde. L'entreprise n'a pas précisé si le nouveau système est destiné à l'Electron, à la fusée plus grande Neutron dont les débuts sont attendus en 2026, ou à un véhicule futur.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.