Les contrats à terme sur le S&P 500 ont cédé du terrain mercredi, alors que l'escalade des tensions américano-iraniennes jette un nouveau doute sur le cessez-le-feu au Moyen-Orient, marquant un début prudent pour le second semestre. Les investisseurs attendaient également les commentaires du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, pour obtenir des indices sur la trajectoire des taux.
Le mémorandum d'Islamabad du 17 juin avait suspendu les hostilités et rouvert le détroit d'Ormuz au trafic commercial, mais la trêve s'est effritée. Le 28 juin, les États-Unis et l'Iran ont accepté de cesser un nouvel échange de frappes après plusieurs jours de tirs transfrontaliers. Deux jours plus tard, le Wall Street Journal rapportait que Trump avait discuté d'options de guerre totale avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le général Dan Caine avant d'opter pour la poursuite des pourparlers diplomatiques, fixant au 18 août la date limite pour un accord sur le nucléaire.
Les prix du pétrole, qui sont passés de moins de 70 dollars le baril avant la guerre à une moyenne de 103 dollars en mars, restent élevés alors que les traders intègrent le risque d'une nouvelle perturbation du détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial. Le coût de la guerre pour l'armée américaine est estimé à 40 milliards de dollars, et Trump a demandé au Congrès 87 milliards de dollars de financement supplémentaire, dont la majorité est liée au conflit. Cette incertitude a pesé sur les contrats à terme sur indices, alors que les investisseurs recalibrent les primes de risque géopolitique.
La combinaison d'une hausse des coûts énergétiques et d'une incertitude géopolitique crée un contexte difficile pour les actions à l'entame du second semestre. La guerre a déjà perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales, provoqué des pénuries de carburant dans certaines régions d'Asie et fait grimper les tarifs aériens, les compagnies répercutant la hausse du prix du carburant aviation. Les déclarations de Warsh plus tard dans la journée de mercredi seront scrutées pour tout signal indiquant comment la Fed perçoit l'arbitrage croissance-inflation dans ce contexte de turbulences. Le prochain catalyseur pour les marchés sera toute déclaration officielle de Washington ou de Téhéran sur l'état du cadre de cessez-le-feu de 60 jours, la date limite du 18 août pour un accord sur le nucléaire constituant un point d'inflexion clé tant pour la diplomatie que pour les prix des actifs.
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