Les nouvelles frappes américaines contre l'Iran ont ébranlé les marchés, entraînant une chute de plus de 4 % du pétrole brut et jetant le doute sur un accord de paix qui, selon le président Trump, n'est qu'à quelques jours d'une conclusion décisive.
Les nouvelles frappes américaines contre l'Iran ont ébranlé les marchés, entraînant une chute de plus de 4 % du pétrole brut et jetant le doute sur un accord de paix qui, selon le président Trump, n'est qu'à quelques jours d'une conclusion décisive.

Les actions européennes devraient ouvrir en baisse mardi, suivant le repli des contrats à terme sur indices américains après que les forces américaines ont mené des frappes en Iran, compliquant les perspectives d'un éventuel accord de paix. Ce mouvement a injecté une nouvelle volatilité sur les marchés, qui étaient optimistes quant à une percée.
« Nous pensons avoir fait beaucoup de progrès, nous pensons que les Iraniens veulent conclure un accord », a déclaré mardi le vice-président JD Vance, tout en reconnaissant que la reprise de la campagne militaire était une « option B ». Ce commentaire intervient après que le Commandement central des États-Unis a confirmé que ses forces avaient mené des « frappes d'autodéfense » dans le sud de l'Iran lundi, touchant des sites de lancement de missiles et des bateaux.
Les frappes ont fait chuter les prix du pétrole brut, le Brent perdant 4,6 % à 92,18 dollars le baril alors que les traders réagissaient aux signaux mixtes. Bien qu'un accord potentiel puisse apporter plus d'offre sur le marché, le regain d'hostilités souligne la fragilité de la trêve qui a débuté le 8 avril. Le dollar australien, baromètre du sentiment de risque, s'est affaibli face au yen japonais, valeur refuge, la paire AUD/JPY tombant aux alentours de 113,85.
La situation reste fluide, le président Donald Trump affirmant que les négociations « avancent bien » tout en menaçant d'un « coup dur » d'ici « deux ou trois jours » si aucun accord n'est conclu. Un projet d'accord permettrait apparemment une période de 30 jours pour reprendre la navigation dans le détroit stratégique d'Ormuz, une voie navigable pour 21 % du commerce mondial de pétrole, et une extension du cessez-le-feu de plus de 60 jours.
Les messages contradictoires de Washington soulignent les deux voies poursuivies : un chemin diplomatique vers un accord global et une préparation militaire à un réengagement. Les responsables iraniens se sont montrés plus circonspects quant à un accord imminent, et bien qu'ils seraient prêts à transférer de l'uranium hautement enrichi hors du pays, ils ont également rejeté l'idée de « péages » dans le détroit d'Ormuz, le requalifiant de « surtaxe environnementale ».
La dernière fois que les tensions ont éclaté dans la région fin février, les prix mondiaux de l'énergie et l'inflation ont bondi. La guerre actuelle a déjà fermé le détroit d'Ormuz, poussant les prix du carburant à la pompe aux États-Unis à leur plus haut niveau en près de quatre ans, selon des rapports de Bloomberg. Le secrétaire d'État Rubio a confirmé que les négociations complexes « prendraient quelques jours ».
L'incertitude se répercute sur les marchés mondiaux. En Asie, l'indice Kospi de la Corée du Sud a bondi de 3 % à la réouverture après un jour férié, rattrapant les gains importants des autres marchés. Le Nikkei 225 du Japon a toutefois marqué une pause après un rallye de trois jours.
Le sentiment d'aversion au risque est également influencé par d'autres facteurs économiques mondiaux. Le taux de chômage en Australie a bondi de manière inattendue à 4,5 % en avril, son plus haut niveau depuis plus de quatre ans, refroidissant les paris sur une hausse des taux en juin par la Reserve Bank of Australia. En revanche, une nouvelle mesure de l'inflation de base à la consommation au Japon a atteint 2,8 % en avril, ajoutant une autre couche de complexité pour les banques centrales mondiales.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.