Les actions Wise ont chuté jusqu'à 19 % après que la fintech a confirmé coopérer avec les autorités belges dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent portant sur 500 millions d'euros de transactions.
Les actions Wise ont chuté jusqu'à 19 % après que la fintech a confirmé coopérer avec les autorités belges dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent portant sur 500 millions d'euros de transactions.

Les actions de Wise Group ont chuté jusqu'à 19 % avant de se stabiliser à une baisse de 14 %, après que la fintech a confirmé répondre aux autorités belges au sujet de transactions d'une valeur de 500 millions d'euros liées à une enquête pour blanchiment d'argent.
« Les demandes d'informations font partie des opérations normales et ne constituent pas en elles-mêmes une indication de non-conformité aux exigences en matière de lutte contre le blanchiment d'argent ou d'éventuels manquements », a déclaré un porte-parole de Wise. Les enquêtes du parquet de Bruxelles restent incomplètes et aucune conclusion spécifique n'a été communiquée à la société à ce jour, a ajouté Wise.
L'enquête, rapportée pour la première fois par le Bureau of Investigative Journalism, concerne des transactions d'environ 500 millions d'euros (543 millions de dollars) que les autorités belges ont signalées l'année dernière. Wise, qui sert ses clients européens et de l'UE depuis sa base en Belgique, a été condamnée à une amende de 360 000 dollars en 2022 par le régulateur des services financiers d'Abou Dhabi pour avoir enfreint les exigences en matière de lutte contre le blanchiment d'argent. L'entreprise traite 4,7 millions de transactions par jour pour plus de 19 millions de clients dans le monde.
Cette enquête ajoute une incertitude réglementaire pour Wise, quelques semaines seulement après avoir transféré sa cotation principale de Londres à New York afin de bénéficier de marchés de capitaux plus profonds. Environ un tiers des effectifs de Wise est dédié à la prévention de la criminalité financière, a indiqué l'entreprise, cherchant à rassurer ses partenaires et clients sur le fait que la conformité reste une priorité. Une surveillance accrue pourrait augmenter les coûts de conformité et fragiliser les relations avec les partenaires de paiement transfrontaliers, tandis que des conclusions défavorables pourraient entraîner des amendes ou des restrictions opérationnelles sur son marché européen clé.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.